
M18
Vivre le jardin et les chênes Tout commence avec l’alignement de chênes majestueux à l’Est de la parcelle ; le parti pris du projet naît du constat que ce contexte paysager est trop rare et trop singulier pour ne pas en profiter pleinement. Les autres hypothèses (rénovation garage, extension à l’Ouest) sont rapidement mises de côté pour faire en sorte de développer un projet en extension à l’Est afin de vivre, chaque jour, le jardin et les chênes comme un cadre naturel depuis l’intérieur. Un tableau vivant Sur place, cela apparaît comme une évidence, le futur lieu de vie doit s’installer face aux chênes pour créer une relation directe, sensible et quotidienne avec ce paysage domestique. La première esquisse du projet se pose sur une page blanche : un rectangle horizontal comme un tableau cadre le jardin et les chênes. Cette grande fenêtre irrigue l’ensemble des nouveaux espaces comme un tableau vivant qui évolue chaque saison. La lumière naturelle, les vues et le rapport au sol deviennent des éléments structurants, au service du confort d’usage et du bien-être au quotidien. Une implantation mesurée et assumée De manière plus pragmatique, le projet cherche à faire corps avec le site. Le terrain étant en pente, l’implantation se fait avec précaution et retenue, dans une volonté de limiter au maximum les impacts sur le terrain naturel. La différence de niveau existante entre le rez-de-chaussée actuel et le jardin à l’Est est assumée. L’allège maçonnée de la baie Est joue un double rôle : elle retient la terre côté extérieur et structure l’espace, côté intérieur, en développant une grande allège filante qui permet d’installer le mobilier librement. À l’extérieur, l’herbe vient affleurer le bas de la fenêtre, créant une connexion forte et apaisée avec le jardin. Le volume de l’extension de forme rectangulaire est couvert par une toiture monopente en ardoise. La rive de couverture laisse l’eau s’écouler librement et rejoindre la noue paysagère, maximisant le lien avec le jardin et les chênes.








